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Le temps est venu (partie 2): Observations

09 mai 2020

Le 16 mars dernier, je revenais de vacances de l’étranger et me préparais à une quarantaine volontaire. Toutefois, avec le décret gouvernemental 223-2020 du 24 mars 2020, j’apprenais que, de toute façon, les activités professionnelles des courtiers immobiliers au Québec seraient dorénavant fort limitées et ce, jusqu’au 4 mai minimum.


Malheureusement d’autres travailleurs commençaient à perdre leur emploi de façon temporaire ou permanente. Nombreux domaines furent touchés notamment le tourisme, l’évènementiel, la culture et les arts, le sport, le commerce de détail, les restaurants et bars.


Près de sept semaines plus tard, je me permets de vous partager bien humblement ce que j’ai constaté du marché immobilier montréalais. Les points ci-bas sont basés sur mes observations personnelles et des échanges avec des collègues courtiers; le tout est divisé en deux sections: vendeurs et acheteurs. J'inclue aussi des propositions quant aux causes de ces observations.


Côté VENTE


  • Effet négatif sur le nombre de nouvelles propriétés mises sur le marché. De multiples raisons peuvent justifier l'abstention / le report de vendeurs à mettre leur bien immobilier sur le marché, tels que:
    • L’interdiction pendant de nombreuses semaines de visite physique et inspection – Deux composantes fondamentales du marché immobilier;
    • Une mise en marché initiale moindre en qualité et en contenu: interdiction d’aller à la rencontre de clients, évaluation incomplète d’une propriété, pas de photos professionnelles possible;
    • Une visibilité plus faible: pas de pancarte, tout déplacement globalement restreint;
    • Les limites de la technologie et des aptitudes technologiques des gens à pallier aux désavantages nommés ci-haut;
    • L’impression générale (réelle ou non) de diminution du bassin d'acheteurs;
    • L’inquiétude quant à devoir trouver/acheter son prochain chez-soi (souci présent pré-Covid, mais devenu plus fort);
    • La recommandation de son courtier immobilier de patienter.


  • Allongement des délais de vente, entre autres, afin d'inclure visite physique et inspection lorsque à nouveau permis.


Côté ACHETEURS


  • Une partie des acheteurs ont mis sur pause ou ont reporté indéfiniment leur projet d'achat immobilier. Plusieurs raisons expliquent leur choix, tels que:
    • La baisse de la valeur de leur épargne (chute des marchés boursiers);
    • Leur mise à pied temporaire ou ferme, ou la baisse de charge de travail et de revenus;
    • Leur inquiétude face à la valeur que pourrait perdre leur achat immobilier à court ou moyen terme.
  • Les acheteurs qu'on pourrait qualifier de « plus décidés » (parfois aussi contraints par leurs circonstances) ont continué d'être sur le marché. Des offres multiples ont continué de se produire et ont donné lieu à une partie des nouvelles mentions « PAC » (promesse d'achat conditionnelle acceptée). Des ventes ont été finalisées.


  • De nouveaux acheteurs ont choisi d'entamer leur démarche de recherche pendant cette période de pandémie. En effet, les raisons notamment évoquées sont: du temps disponible pour la recherche, désir de profiter de taux d'intérêts au plus bas, une situation financière non-affectée négativement, et simplement l'ordre des choses de commencer leurs recherches ce printemps.


Je terminerai en mentionnant une dernière observation – plus générale mais tout aussi importante. 


Dans certains cas, l'absence de proximité physique et l'impossibilité de rencontre en personne ont nui à nos relations professionnel-clients, particulièrement pour de nouvelles relations. Dans le cas de relations établis, nous avons vécu la déception de ne pas être présents aux actes de vente – moment culminant d'une vente et donc fort excitant pour tous. Nous avons beau communiquer par écrit, appel, appel-vidéo et publications créatives en ligne, comme toutes autres relations de valeur, se voir en personne permet l'échange d'énergie et renforce le lien de confianceMon collègue courtier immobilier Rémy Babin appelle cette proximité « la magie qui s'opère »!


En cela, nos clients et nous-mêmes courtiers immobiliers avons malheureusement été privés ces dernières semaines de cet aspect humain inestimable et unique du courtage immobilier. Pas besoin de vous dire que nous avons hâte de retrouver nos clients dès lundi prochain (nos amis, et notre famille aussi éventuellement..!).



Dans les prochains jours, je répondrai aux questions suivantes :


  1. Comment est-ce que j'entrevois le marché immobilier montréalais des prochaines semaines et mois ?
  2. Comment est-ce que je compte m'adapter afin de toujours mieux représenter, conseiller et servir mes clients ?

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Anne Denicourt-Fauvel

Courtière en immobilier résidentiel

514 560-5657